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photo-laureat Clément
24 ans
Haute-Garonne - 31

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C’est par une pratique musicale en garage familial que mon parcours a démarré au sein d’initiatives artistiques. Le souhait de jouer en public est naturellement arrivé très vite, et ensemble avec mes amis amateurs de sons saturés, nous avons organisé nos premiers concerts dans les champs voisins de nos maisons, dans la ville endormie de Tournefeuille. Réveillant les voisins et les autorités publiques du fait de notre illégalité, nous avons poursuivi notre chemin en constituant notre première association, Mabool, en 2005. Dans le désir de fédérer les différents collectifs et jeunes artistes de la région toulousaine, nous avons développé des évènements pluridisciplinaires, permettant de nous associer dans des organisations collectives. J’ai continué mon parcours personnel en intégrant une formation professionnelle « Métiers des arts et de la culture » à Lyon, m’apportant des outils techniques et réflexifs sur les projets culturels et artistiques. Après la rédaction d’un mémoire intitulé « Des projets culturels internationaux à la création d’espaces d’invention sur le monde », ayant reçu les félicitations du jury, je peux désormais m’impliquer pleinement dans la poursuite d’actions qui sont pour moi le moyen de porter un ensemble de valeurs, basées sur la valorisation d’expériences humaines de coopérations en dehors des logiques commerciales et simplement consuméristes. En 2008 j’ai par ailleurs cofondé l’association Tarim, basée à Tournefeuille, qui porte le projet ici présenté.

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En quête d'espaces d'inventions sur le monde

« En quête d’espaces d’invention sur le monde » est le projet de création d’un film-livre documentaire, et d’une exposition, à propos des traces laissées au sein de divers contextes locaux par l’expérience commune d’une création théâtrale en Palestine, au Liban, en Allemagne et en Italie. Le projet est réalisé par Clément Delage et Jules Ribis, deux jeunes respectivement diplômés d’un Master « Métiers des arts et de la culture » et de réalisation cinéma.

Depuis plus de trois ans, la petite équipe d’artistes italiens, Ponte Radio, emmenée par le musicien Alessandro Taddei, a construit une trilogie de spectacles théâtraux avec des jeunes de 11 à 14 ans : la Trilogia quasi dantesca. Nero inferno, Rosso purgatorio et Bianco paradiso, les trois volets de cette œuvre, ont été créé entre 2008 et 2011 à Jénine, Berlin, Alfonsine et Tyr. En cherchant à dépasser les barrières de la langue, le spectacle ne s’appuie pas sur le discours oral mais développe, grâce aux ateliers menés avec les jeunes, de nouvelles voies de transmission d’idées, menant à la mise en scène de leur imaginaire. Pour chaque création, la démarche est restée la même : arriver sur un territoire, créer des liens avec les jeunes et leur environnement adulte (familles, écoles,…) par des ateliers, et finalement monter un spectacle tous ensemble permettant d’associer les personnes dans un travail collectif et porter une aventure humaine avant tout. Ponte Radio s’explique par son nom, le projet vise à construire des ponts entre les personnes par le biais d’actions artistiques, autant de ponts jetés entre les territoires, les cultures et les gens, des voies de communication à l’image des radios libres. En juillet 2010, à Ravenne (Italie), la Trilogie a été rassemblée une première fois, réunissant tous les jeunes, et il est prévu de présenter une seconde fois l’œuvre complète au festival international de théâtre de Naples en septembre prochain.

Pour Clément et Jules il s’agit d’aller à la rencontre de toutes ces personnes, jeunes, familles, artistes, enseignants, amis, aller à la rencontre de tous les gens ayant participé ou bien seulement observé le passage de ce projet dans leur ville, pour les interroger sur l’expérience qu’ils ont vécu et les impacts qu’elle a pu laisser dans leur contexte local. En s’attachant aux traces que peut laisser une action ainsi qu’au mode de faire et non seulement à sa réalisation pratique, nous voulons montrer comment un projet peut porter un espace immatériel où se rencontrent et s’organisent les personnes entre elles. Cet espace de leur relation dans une bulle indépendante de leur quotidien, peut être un champ propice à l’ouverture de nouvelles perspectives, nouveaux horizons pour les personnes, des « espaces d’invention sur le monde ».

Ce projet de film-livre et l’exposition qui l’accompagne, visent à élargir le débat sur ce que peuvent représenter les projets culturels aujourd’hui. Loin d’être une discussion entre initiés, le propos touche en réalité l’ensemble des acteurs de la société, dont il convient d’interroger les directions actuelles. Par le témoignage de personnes « non professionnelles », il s’agit de mettre en relief la racine éthique et sociale originelle de ces actions, s’en détachant souvent à cause d’une certaine normalisation et institutionnalisation faisant perdre le sens pratique des expressions comme « dialogue interculturel », « coopération », « intercompréhension », etc.


Les équipiers

tete-membres
Jules
26 Ans

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Les commentaires

mabrouk habibi par Clément

ce projet nique tout