Les bruits de la rue
"Les bruits de la rue" est une installation-documentaire sur les habitants des villes de San Miguel de Tucumán (Argentine) et de Nantes, qui s'attache à reproduire un fragment de rue aux dimensions fictives afin de détourner le spectateur de ces déambulations urbaines quotidiennes. L'approche ludique et sensorielle de ce dispositif permet d'immerger le participant dans un nouvel univers : un univers sonore et u-chronique. Basés sur des faits et des témoignages réels, les documents visuels sont projetés sur les murs latéraux et les pistes sonores diffusées suivent ce parcours vers les côtés extérieurs. Chaque enceinte contient 2 à 3 entretiens privés, faisant face aux images filmiques capturés lors des déplacements de ces mêmes protagonistes. Ce dispositif amène le spectateur à découvrir le quotidien de ces gens, et plus exactement l’intimité de ces probables passants nantais. Il est alors en « plein cœur » d’une ville, celle de Nantes.
Tourné entre septembre 2011, en Argentine, et mai 2012, en France (périodes des campagnes présidentielles), tout l’enjeu de cette installation est de faire vivre deux villes géographiquement éloignées et de cultures différentes, dans un même espace. De ce fait, cet aménagement artistique participe de ce voyage cosmopolite pour susciter des connexions. « Les bruits de la rue » questionne le quotidien de ces jeunes habitants, âgés de 25 à 30ans, et plus spécifiquement leurs préoccupations face à leurs engagements professionnels et politiques l’heure de la mondialisation. Cette démarche artistique interroge différentes facettes du monde contemporain lié aux changements politiques et sociaux de ces deux pays mais également les pratiques artistiques face à l’industrie des médias.
Ce projet, pleinement ancré dans l’actualité, a débuté depuis l’expérience du terrain ; celle du déplacement, laquelle ce travail tend à reproduire au plus près tout le processus sensoriel vécu au moment de la création. « Les bruits de la rue » est un projet artistique aux frontières du social et du politique, qui je l’espère, sera celle d’une nouvelle création de la part du spectateur/acteur.