Résilience
Résilience29.
L'objet du projet est un voyage à vélo de Brest à Jhawani au Népal, afin de réaliser une étude sociale et culturelle sur la perception de la personne handicapée hors de nos frontières dans les milieux ruraux, comme dans les villes, et d'échanger des idées entre les cultures pour une meilleures reconnaissance et valorisation des aptitudes, des capacités et des compétences des personnes handicapées.
Mon projet s'appuie sur un constat personnel.
Sportif de haut niveau, j'ai pratiqué le rugby, le cross, la voile et j'ai été vice-champion de France de course d'orientation. En février 2004, tout en terminant mes études d'ingénieur à l'Ensieta de BREST, je faisais ma liste de courses de hautes montagnes pour présenter les épreuves probatoires de guide de hautes montagnes à Chamonix. Je chute de 80 mètres. Victime d'un traumatisme crânien, après un mois de coma profond et de longs mois de rééducation, il m'a fallu quatre années dont d’ailleurs deux échecs en terrains variés au probatoire d’accompagnateur de moyenne montagne, pour comprendre que mon handicap me fermait définitivement les portes de la profession de guide que je rêvais d'exercer.
J'ai du renoncer à mon projet professionnel de devenir guide, mais aussi à mes activités sportives de l’époque. J’ai dût me reconvertir vers de nouvelles disciplines plus en rapport avec mes nouvelles capacités. Quand je suis rentré en Bourgogne, mon milieu familial, j’ai essayé de refaire du vélo, mon équilibre bien que altéré me la permit. En conséquence j’ai commencé à développer cette nouvelle discipline sportive à la rencontre des autres. De plus, le vélo est une activité dans laquelle je peux me dépenser sans repère de performances, ni sensations d’avant, puisque je n’en faisais pas ou peu. Avec le vélo, je retrouve le bonheur de l’effort sportif d’endurance.
Puis alors que j’avais trouvé un emploi à l’Ifremer de Brest, j’ai chuté gravement à vélo ce qui m’a plongé dans le coma une nouvelle fois.
Mon projet va montrer ma faculté à rebondir et à imaginer de nouveaux débouchés. Car j'ai du affronter des revers psychologiques en m’adaptant après des ennuis de santé.
Mon énergie de vie m’a permis de me relever, j'ai décidé de bâtir mon projet Résilience, ce qui signifie la résistance au choc.