Un visage discret
« Un Visage Discret » se voudrait être un outil permettant d’appréhender le handicap différemment, d’ouvrir et de sensibiliser à cette problématique, un ensemble de témoignages visant à donner un aperçu le plus large possible de la réalité du handicap, qu’il soit perçu par la personne elle-même, sa famille, son entourage, ses aidants…
Poser un autre regard…
Montrer autrement… Regarder autrement.
« Un Visage Discret » se voudrait être un outil de sensibilisation protéiforme, s’adaptant ainsi à chacun, pour servir le plus grand nombre. Diffusé sur plusieurs types de supports, le but serait de parvenir à sensibiliser autant individuellement (par exemple par le biais d’une diffusion de texte, de témoignages et des images sur un site internet dédié ou d’images visibles dans des lieux de passage), collectivement (en groupes, en famille, par le biais d’expositions dédiées : centre de loisirs, hall du Conseil Général, dans les locaux de municipalités…), susceptible d’interpeller ainsi toutes les catégories d’âge.
Concrètement, « Un Visage Discret », ce serait :
1) Un reportage photographique noir et blanc, en réalisation argentique (du développement au tirage), avec quelques inclusions de photographies couleurs numériques (pour mettre l’accent sur un détail relevant davantage du reportage « journalistique » et/ou montrer des « techniques »).
Portraits réalisés façon studio « Harcourt » grâce à un studio « mobile » (type d’image rarement effectuées pour les personnes en situation de handicap qui n’ont pas la possibilité/capacité, notamment lorsqu’elles souffrent d’un lourd handicap moteur, ne peuvent pas sortir de l’institution/établissement ou simplement par pudeur et peur des réactions).
Présenter les personnes telles qu’elles sont : des personnes, de beaux visages, et pas seulement un handicap.
Mises en scènes. A la lumière de ce que les personnes livreront sur leur expérience et ressenti, illustrer ce sentiment par le biais de la mise en scène.
Ex. : le sentiment de solitude, d’isolement, ou d’entraide, d’épanouissement…
L’idée serait de construire cette interprétation avec la personne concernée, de mettre en scène et donner corps à son propre ressenti.
Reportages. Se rendre au plus près des gens et institutions, des lieux de vie et lieux de soins, auprès des personnes en situation de handicap, des familles, des professionnels.
S’approcher discrètement, se faire oublier et photographier des instants de vie, le quotidien… Permettre un regard sans jugement, et sans pour autant de condescendance. Permettre de savoir ce qui existe, ce qui se fait. Admettre les gens, les lieux, les besoins, les présences comme une réalité, faisant parti de notre quotidien à tous.
Tirages noirs et blancs argentique / Format 18x24 et 24x30 / Encadrement 30x40
Notion d’universalité, d’intemporalité et d’esthétique du noir et blanc
S’intègre à une démarche artistique : volonté de travail « singulier », le tirage argentique est unique, il permet d’aborder de façon manuelle et intime chaque personne, chaque lieu, chaque scène, chaque histoire
Alternance reportage/mises en scène/portraits.
Permet de replacer les personnes dans un contexte, de jouer sur l’ambiguïté du portrait « beau et classique » et de scènes réelles et concrètes, parfois plus difficiles, d’insister sur la complémentarité de l’aspect « concret » du reportage et celui plus « sensible, personnel et individuel » du portrait.
Mettre en scène dans une même exposition à la fois LE CONTEXTE, LA PERSONNE et SON RESSENTI.
Intégrer la personne dans un contexte, mais au-delà, INCLURE la personne dans la société.
Supports :
- Expositions (hall du Conseil Général, Centres de Loisirs, Maisons du Département, Mairies, Ecoles, bibliothèques…)
- Site Internet : création d’un site dédié, utilisable comme outil
Nombre de tirages : 40 à 50 tirages argentique 18x24 et 24x30 – Format unique encadrement : 30x40 avec marie-louise blanche.
2) Reportage ponctué de restitutions d’entretiens, de témoignages (reportés sur écrit), de citations… + Possibilité d’un court « making off » vidéo (sous réserve, si possible)
3) Mise en ligne du reportage photo et des témoignages, ainsi que des liens vers des associations référentes sur un site Internet, permettant une diffusion plus large et une utilisation comme « outil de sensibilisation ».